Résumé
Cet article analyse la réalité du métier de traducteur·ice audiovisuel·le freelance à la lumière du référentiel EMT (European Master’s in Translation). En retraçant la chaîne de commande – de la demande client à la reconnaissance des œuvres dans le cadre de la modalité de sous-titrage, il met en évidence les écarts entre compétences théoriques et pratiques effectives : précarité économique, retards de paiement, clauses contractuelles fragiles et invisibilisation des traducteur·ices. L’étude souligne que la professionnalisation dépasse la seule expertise linguistique et requiert des compétences élargies (administratives, juridiques, relationnelles). Elle appelle enfin à une régulation accrue et à une meilleure reconnaissance symbolique et économique de la profession.
