Possibilité du filmage documentaire des marges berbères au Maroc : Cas comparés des tournages clandestins de La Longue journée (Mohamed Abbazi, 1969) et d’Amussu (Nadir Bouhmouch, 2019)
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Mots-clés

Maroc
Berbères
Tournage documentaire
Tournage clandestin
Censure cinématographique

Comment citer

PIERRE-BOUTHIER, M. (2020). Possibilité du filmage documentaire des marges berbères au Maroc : Cas comparés des tournages clandestins de La Longue journée (Mohamed Abbazi, 1969) et d’Amussu (Nadir Bouhmouch, 2019). Regards - Revue Des Arts Du Spectacle, (24), 53-70. Consulté à l’adresse https://journals.usj.edu.lb/regards/article/view/483

Résumé

Cet article se propose d’explorer deux tentatives cinématographiques pour pallier l’invisibilité à laquelle les populations et luttes amazighes sont
condamnées au Maroc : deux recherches d’un dispositif de tournage et de production, mais aussi d’une forme, à même d’exprimer ces réalités. Séparées par cinquante ans d’intervalle, celles-ci ont en partage de contrer les limitations imposées par le Centre Cinématographique Marocain en recourant au tournage clandestin et à un réseau d’aide internationale. C’est en particulier un détour par la Californie qui a permis à ces images d’exister et de circuler – parfois en différé. La Longue Journée (1969) est en effet un documentaire inachevé de Mohamed Abbazi, consacré aux femmes de ménage amazighophones issues de l’exode rural. Amussu (2019) est un tournage collectif dirigé par Nadir Bouhmouch, consacré à la longue lutte d’une tribu du Haut-Atlas contre une mine d’argent qui les spolie de leur eau et pollue leurs terres.

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