Résumé
Grâce à sa valeur testimoniale, la littérature carcérale marocaine nous fournit un ensemble de données d’une importance indéniable. Les expériences qui y sont racontées représentent un apprentissage précieux susceptible d’éclairer les zones d’ombre qui ont longtemps marqué la version officielle de l’histoire de l’État. Pour garantir la transmission de son témoignage, l’auteur-témoin multiplie les stratégies et implique son lecteur dans une sorte de pacte testimonial, basé sur le serment et la promesse de dire la vérité, faisant de lui un participant actif dans l’entreprise testimoniale, capable de soumettre le témoignage en question à une épreuve de validation afin d’en vérifier la véracité et l’authenticité.
