Résumé
Quelques années après leur rattachement historique à la bergerie catholique en 1182, les Maronites se trouvent engagés avec le Saint-Siège dans une correspondance dont la densité dépendra des aléas historico-politiques. La sainte Église romaine, fière déjà de ce triomphe, entreprendra dès le XIIIe siècle une patiente intégration des nouvelles ouailles s’étendant sur des siècles et fortifiée par les visites des missionnaires en Orient et l’échange de lettres – celles du souverain Pontife sont dites alors « bulles papales ». Les nouveaux rapports, ranimés après une longue rupture dès la fin du XVIe siècle, visent essentiellement une réforme aussi bien théologique, notamment l’observance de la double nature et de la double volonté dans Jésus-Christ, que liturgique prônant la simplification du Trisagion, du baptême et du Saint Chrême, l’instauration de la confession des péchés, l’usage de vêtements et insignes pontificaux, dont le pallium, selon l’usage latin de Rome, le respect des recommandations des conciles universels tout comme des canons sacrés. L’objectif ultime est d’asseoir une communion ecclésiale favorable à la consolidation de la primauté du Saint-Siège.
