Résumé
Introduction : La prédisposition à la résorption radiculaire à la suite d’un mouvement dentaire peut être la conséquence de facteurs cliniques, biologiques et biomécaniques qui devraient amener le clinicien à évaluer objectivement chaque patient afin de réduire les facteurs de risque associés.
Objectifs : Établir une association entre les résultats cliniques et tomographiques liés à la résorption radiculaire externe (RRE) en utilisant la tomographie à faisceau conique (CBCT) sur les incisives maxillaires au cours de la première étape du traitement orthodontique.
Méthodes : Une étude de cohorte observationnelle et de suivi a analysé l’association entre les variables cliniques et radiographiques sur les incisives maxillaires à l’aide de la tomographie à faisceau conique avant la mise en place d’appareils orthodontiques fixes et à la fin de la première étape du traitement orthodontique chez 20 patients.
Résultats : En utilisant les critères de Levander et Malmgren sur la longueur des racines, aucun changement statistiquement significatif n’a été observé à aucun moment de l’évaluation. En explorant l’association entre le type de malocclusion, la composante verticale et le type d’appareil orthodontique utilisé, aucun changement statistiquement significatif n’a été observé pour les dents 11, 12, 21 et 22 (Vp KW>0,05). Cependant, des changements significatifs ont été observés chez les patients de classe I par rapport à la classe III pour la dent 22.
Conclusions : Il est important d’utiliser des outils 3D dès le début du traitement orthodontique pour évaluer le risque individuel de développer une ERR, car l’étiologie de cette affection est multifactorielle. Il convient de mentionner qu’après 6 mois, aucun diagnostic d’ERR significatif n’a été posé. Cependant, une réduction de la longueur totale des racines a été observée chez la plupart des patients. Les variables cliniques sélectionnées n’ont pas eu d’impact sur la première phase du traitement orthodontique.
