Résumé
Objectifs :
L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité du PRF dans la promotion de la cicatrisation des tissus mous et de la régénération osseuse après une extraction dans la région antérieure du maxillaire. Le second objectif est de corréler les changements des tissus mous avec les modifications des structures osseuses sous-jacentes. Enfin, l’étude vise à comparer les altérations des tissus mous et durs en fonction des différents types de dents extraites.
Méthodes :
L’échantillon comprenait cinq patients adultes nécessitant l’extraction d’au moins deux dents symétriques dans le maxillaire antérieur, totalisant quatorze dents. Des CBCT et des empreintes numériques ont été réalisés pour tous les participants avant l’extraction. Les dents ont ensuite été extraites, et les sites assignés aléatoirement aux groupes expérimental (PRF) ou témoin (sans PRF). Après extraction, des CBCT et des empreintes numériques de suivi ont été effectués après dix semaines. L’évaluation des changements des tissus mous et durs a été réalisée par superposition et alignement des CBCT préopératoires et postopératoires et des STL.
Résultats :
Après dix semaines de cicatrisation, l’étude a révélé une augmentation de l’épaisseur des tissus mous de 38 % et 34 % à 2 mm et 4 mm respectivement pour le groupe témoin. En revanche, le groupe expérimental a montré une augmentation de l’épaisseur des tissus mous de 18 % et 22 %. Concernant les tissus durs, le groupe témoin a présenté une résorption de 33 % et 25 % à 2 mm et 4 mm, tandis que le groupe expérimental a montré des taux de résorption inférieurs de 23 % et 22 %. Par ailleurs, l’incisive centrale a montré la plus grande résorption des tissus durs, suivie de la canine, tandis que la première prémolaire a montré la plus faible résorption.
Conclusion :
Dans les limites de cette étude, nous avons observé un meilleur résultat dans le changement dimensionnel des tissus durs et la cicatrisation des tissus mous après l’extraction dans le groupe où le PRF a été appliqué.
